Scandal of Grace – Shane and Shane

Cet article aurait pu s’appeler « Le poison de l’amertume vs l’amour de Christ qui libère ».  C’était le titre que je voulais lui donner avant de choisir d’y inclure la traduction d’une chanson.  La traduction de chansons ne devait pas être mon concept de blog (et ne l’est toujours pas), mais je me plais bien pour le moment à écrire autour d’oeuvres musicales que j’aime.  Ça me permet également de rendre accessibles de magnifiques pièces de musique à ceux qui ne comprennent pas l’anglais ou de mettre en avant-plan des richesses de notre propre répertoire francophone chrétien.  De plus, la musique est habile à exprimer des subtilités et est un beau tandem avec les mots.  Pour revenir à mon sujet principal, aujourd’hui je veux écrire sur le poison de l’amertume et le moyen de s’en libérer.

L’amertume et moi, on se connait depuis longtemps.  C’est comme une vieille « amie », mais bien qu’elle soit réconfortante par moments, insidieusement elle n’amène que la destruction.  Dans ma jeunesse, tellement centrée sur les injustices que je vivais ou croyais vivre dans différentes sphères de ma vie, je me plaisais en compagnie d’Amertume.  Ensemble nous refaisions le monde et souvent nous pleurions ensemble.  Elle me réconfortait, me redonnait beaucoup de valeur, me redisait à quel point je méritais plus.  Elle me sauvait souvent des griffes de Rejet qui, lui, me faisait ouvertement la guerre.  Et moi je l’écoutais, c’était ma plus fidèle compagne.  Avec Amertume à mes côtés, j’avançais la tête haute, avec l’impression que ceux qui me faisaient pleurer ne me méritaient tout simplement pas et ne savaient juste pas m’apprécier à ma juste valeur.  Bref, c’est normal qu’avec Amertume on se sente si bien, car elle nous fait toujours sentir que ce sont les autres le problème, jamais nous.  Amertume se présente toujours comme notre plus fidèle supportrice. Mais l’est-elle vraiment?

Quand j’ai rencontré Jésus, j’ai continué de marcher un bout côte à côte avec les deux : Amertume et Jésus.  Or, les deux étaient diamétralement opposés et ne se toléraient pas du tout.  J’ai vite réalisé que je ne pouvais pas marcher avec les deux, mais je n’arrivais pas à faire un choix.  Il faut croire que je n’avais pas encore assez conscience de ce que Jésus avait fait pour moi.  Par moments, je marchais avec un et par moments j’avançais avec l’autre.  Mais Dieu ne permet pas longtemps qu’on tolère le péché dans notre vie.

Mais mon peuple n’a pas écouté ma voix; Israël n’a pas voulu m’obéir.  Et je les ai abandonnés à la dureté de leur coeur, pour marcher selon leurs conseils. (Psaumes 81, 12-13)

C’est exactement ce que Dieu a fait, il m’a abandonné à ma propre dureté de coeur, il m’a laissé marcher selon mes propres conseils.  Amertume en était ravie et m’a entraîné plus bas avec ses mauvais conseils.  J’étais maintenant jeune mariée et le mariage n’était pas à la hauteur de mes attentes.  Bien que certaines de mes attentes étaient légitimes, d’autres étaient complètement exagérées, modelées sur une fausse conception de l’amour.  Mais ça, je ne m’en apercevais pas, bien trop remplie de moi-même que j’étais.  J’avais fait de l’amour une autre de mes idoles et je trouvais que mon idole ne me le rendait pas bien.  Amertume me le rappelait souvent.  Paradoxalement, je m’attendais à être servie par l’amour, comme si l’amour avait l’obligation de remplir ses promesses envers moi.  J’avais le sentiment que mon mari ne me traitait pas comme je le méritais.  C’est donc dire que je n’avais pas encore pleinement conscience de ce que je méritais vraiment.  J’avais perdu de vue la croix.  Amertume s’est montrée très persuasive et m’a entraînée à sa suite.  Mais comme le réconfort empoisonné qu’elle est, Amertume m’a entraînée de plus en plus creux, me faisant connaître des gouffres de plus en plus profonds, tout en me faisant miroiter un certain réconfort qui devenait de plus en plus amer.  Tiens tiens, l’amertume est amère, quelle surprise!

Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie Dieu, que, s’il est possible, la pensée de ton coeur te soit pardonnée. Car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l’iniquité. (Actes 8, 22-23)

Effectivement, ça avait un goût âcre et j’étais loin de ressentir la douce paix de Jésus.  Mais Dieu, dans sa grande bonté, comme il l’a fait tant de fois, m’a tiré de là et m’a remis sur le bon chemin.  J’ai alors vu et pleuré amèrement sur la laideur de mon propre coeur.  Malheureusement ce fut bref, car Amertume avait bien établi son territoire dans ma vie.  Je ne la laissais plus faire aussi facilement, mais elle trouvait toujours le moyen de faire son chemin dans mon coeur.  Dans un des cercles que fréquentait Amertume, j’ai rencontré Fierté.  Elle était tout aussi réconfortante, mais je la trouvais beaucoup moins déprimante, beaucoup plus zen.  Elle m’a appris à lâcher prise, ce qui est somme toute positif.  Mais elle m’a aussi enseigné à ne vivre que pour moi, à ne plus tenir compte de ceux qui ne reconnaissaient pas ma valeur et à me concentrer que sur ceux qui me méritaient.  Fierté est très populaire de nos jours, elle a beaucoup d’amis, mais elle est aussi trompeuse qu’Amertume, ne mène pas plus au bonheur, même si en apparence elle semble indiquer le contraire.  Personne ne peut être heureux à régner seul sur son île.  En effet, en ayant l’impression de ne rencontrer que des gens qui finissent par nous décevoir (car tous finissent tôt ou tard par le faire, comme nous décevons souvent les gens nous-mêmes), nous risquons de nous retrouver seuls loin de tout ceux qui ne nous auront pas mérité, qu’on aura jugé toxiques.  Et tôt ou tard, à trop fréquenter Fierté, on se retrouve à danser souvent avec Amertume.  En effet, Amertume sait se faire discrète quand on se méfie d’elle, mais ce n’est que pour revenir en force quand on s’y attend le moins.  C’est que plus je côtoyais Fierté, plus mon mari a appris à la connaître aussi.  Et Fierté nous a joué un double-jeu, prétendant être l’amie des deux, nous isolant de plus en plus.  Et Amertume s’est mise à faire la même chose.  C’est ainsi qu’après quelques années de mariage, nous nous sommes retrouvés tous les deux pris au piège de Fierté et d’Amertume qui se moquaient bien de nous.  Sur l’autel de l’égo, nous étions en train de sacrifier l’amour.  Fierté et Amertume nous ont alors présenté Désespoir et Désillusion qui ont bien tenté de nous convaincre de visiter Divorce.  Heureusement, Dieu avait d’autres plans pour nous.   Jésus nous a encore une fois sauvés de nous-mêmes.  Il nous a présenté un bien plus beau modèle, celui de la croix.

Car la prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés, elle est une puissance de Dieu. (1 Corinthiens 1, 18)

À priori, la croix peut ne pas nous sembler vraiment une solution.  Elle peut sembler austère et pas nécessairement gage de bonheur.  En effet, elle sous-entend une certaine notion de sacrifice.  Et ça semble une folie dans un monde hédoniste.  Mais c’est bel et bien la croix qui peut nous sauver de nous-mêmes, nous rendre la raison et dissiper le chaos intérieur.  Le message de Jésus est à contre-courant de notre logique humaine.

Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent ; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et qui vous persécutent.  Afin que vous soyez des enfants de votre Père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Car si vous n’aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous ? Les péagers même n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne faites accueil qu’à vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les péagers même n’en font-ils pas autant ? Soyez donc parfaits, comme votre Père qui est dans les cieux est parfait. (Matthieu 5, 44-48)

Mais que le plus grand d’entre vous soit votre serviteur.  Car quiconque s’élèvera sera abaissé ; et quiconque s’abaissera sera élevé. (Matthieu 23, 11-12)

Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne prenez pas prétexte de cette liberté pour vivre selon la chair ; mais assujettissez-vous les uns aux autres par la charité. Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, en celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous mangez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. (Galates 5, 13-15)

Ne faites rien par contestation, ni par vaine gloire ; mais que chacun de vous regarde les autres, par humilité, comme plus excellents que lui-même. Ne regardez pas chacun à votre intérêt particulier, mais aussi à celui des autres. Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ, lequel étant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à saisir d’être égal à Dieu. Mais il s’est dépouillé lui-même, ayant pris la forme de serviteur, devenant semblable aux hommes. Et, revêtu de la figure d’homme, il s’est abaissé lui-même, en se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. (Philippiens 2, 3-8)

Comment Fierté et Amertume pourraient subsister lorsqu’on regarde à la croix?  Il y a environ 12 ans, Dieu m’a amené à me voir tel que je suis à la lumière de la croix.  C’est là qu’il m’a amené à approfondir ma repentance et qu’il m’a convaincue que Fierté et Amertume n’étaient pas de très bonnes amies.  Il s’est servi d’un très bon livre (The excellent wife, de Martha Peace) pour que je cesse de m’observer à la lumière de ce que font les autres, mais que j’apprenne à me regarder à la lumière de Christ seulement.  Encore une fois, j’y ai vu la laideur de mon propre coeur.  Attention, c’est un moment de la vie où Condamnation pourrait s’inviter à l’improviste, mais ne la laissez pas entrer car seule Repentance peut nous mener à bon port.  C’est donc ce que j’ai fait, j’ai mis tous mes amis toxiques dehors : Fierté, Amertume, Condamnation.  J’ai choisi de n’écouter que Repentance.  Ensemble, nous avons beaucoup pleuré, mais ce fut des larmes sans goût amer, des larmes qui libèrent.  Pendant un long moment, le soleil a brillé, le temps était doux et ma vie était un beau printemps.  Malheureusement, je ne m’étais pas encore résolue à briser tout lien avec Amertume.  Je l’avais juste mise à la porte et j’avais oublié qu’elle existait.  Mais elle est revenue me visiter par moments, plus subtilement, mais fidèlement.  Mais je préférais la compagnie de Jésus, sa douce caresse réconfortante, me délectant de sa présence, ayant toujours soif de plus de lui.

Mais Dieu, en bon Père qu’il est, teste ses enfants pour s’assurer de leur croissance et pour mieux les façonner à son image.  Ainsi, des temps plus difficiles sont survenus.  Amertume est revenue me visiter et quelques fois, je la laissais faire, non pas sans regrets.  D’autres fois, je me montrais plus forte.  En toute honnêteté, elle regagnait petit à petit du terrain.  Je ne mortifiais pas assez mon péché.  Et Dieu m’a soumis à un des plus grands tests de ma vie : l’adultère de mon mari.  Au début, j’ai tenté de comprendre, de pardonner, d’accepter et de combattre le bon combat.  Mon mari s’est repenti, mais a récidivé quelques jours après.  Alors là, comme si je n’avais jamais rien appris, j’ai fait d’Amertume ma meilleure amie et j’ai invité Colère et Tristesse au bal de l’apitoiement.  Et croyez-moi, ce fut très laid.  J’avais même de l’amertume envers Dieu par moment.  J’aurais pu faire miennes les paroles de Job.

Mon âme est dégoûtée de la vie ! Je donnerai cours à ma plainte. Je parlerai dans l’amertume de mon âme. Je dis à Dieu : Ne me condamne pas ! Fais-moi savoir pourquoi tu me prends à partie ! Te paraît-il bien de maltraiter, de repousser l’ouvrage de tes mains, et de faire briller ta faveur sur le conseil des méchants ? (Job 10, 1-3)

J’étais dans une telle furie.  Mais Dieu, sachant qu’il m’avait lui-même mis à l’épreuve, a été bien patient envers moi.  Il ne m’a pas tenu rigueur de mon amertume, a continué de me consoler d’un amour tendre, avec le désir de me faire voir la folie de mes voies et de m’enseigner sa sagesse.

En cela vous vous réjouissez, quoique vous soyez maintenant attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, puisqu’il le faut, afin que l’épreuve de votre foi, plus précieuse que l’or périssable, qui pourtant est éprouvé par le feu, vous tourne à louange, à honneur et à gloire, lors de l’avènement de Jésus-Christ, que vous aimez, sans l’avoir connu, en qui vous croyez, sans le voir encore, et vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse, remportant le prix de votre foi, le salut de vos âmes. (1 Pierre 1, 6-9)

J’avais beau me débattre, crier à l’injustice, pleurer sur mon sort, Dieu m’a encore une fois ramené à voir la laideur de mon propre coeur à la lumière de la croix.  Non seulement, il m’a enseigné à me détacher de l’amertume, mais il m’a enseigné l’amour inconditionnel.  J’ai eu besoin de plusieurs leçons avant de bien saisir.  L’adultère de mon mari a duré un an (entrecoupée de périodes de repentance) et Dieu a eu amplement le temps de m’enseigner plusieurs leçons.  Au plus fort de la tempête, de l’extérieur, on aurait pu dire que je n’avais rien compris.  Amertume et moi, on s’était lâchées lousses.  Les paroles que j’ai dites contre mon mari n’ont jamais été aussi dures que cet été-là.  Je n’ai jamais déployé autant de méchanceté envers quelqu’un que je l’ai fait durant cette période-là envers mon mari.  Mes mots étaient devenus des armes de destruction massives.

Toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins se domptent et ont été domptés par la nature humaine.  Mais aucun homme ne peut dompter la langue, c’est un mal qu’on ne peut réprimer, elle est pleine d’un venin mortel.  Par elle nous bénissons Dieu le Père, et par elle nous maudissons les hommes, faits à l’image de Dieu.  De la même bouche sort la bénédiction et la malédiction. Il ne faut point, mes frères, que cela soit ainsi.  Une fontaine jette-t-elle, par la même ouverture, de l’eau douce et de l’eau amère? Mes frères, un figuier peut-il porter des olives; ou une vigne, des figues? De même aucune fontaine ne peut donner de l’eau salée et de l’eau douce. Y a-t-il parmi vous quelque homme sage et intelligent? Qu’il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse.  Mais si vous avez un zèle amer, et un esprit de contention dans votre coeur, ne vous glorifiez point et ne mentez point contre la vérité.  Ce n’est point là la sagesse qui vient d’en haut, mais elle est terrestre, animale et diabolique. (Jacques 3, 7-15)

Encore une fois, Dieu m’a mis face à face avec la laideur de mon propre coeur.  J’ai vu dans toute son horreur, le péché dont j’étais capable lorsque la fournaise de l’adversité me pressait de toutes parts.  Depuis ce jour, je garde en mémoire cet été-là comme un rappel de ce que l’Amertume peut faire quand on la laisse entrer dans notre vie et qu’on la laisse prendre le contrôle.  C’est un puissant poison destructeur.  Cet été-là est aussi un rappel constant (au cas où je serais tentée de minimiser les autres fautes de ma vie) que je ne mérite pas une seule goutte du sang de Christ.  C’est un rappel que la multitude de mes propres péchés l’ont cloué sur la croix.  Au lieu de m’anéantir en toute justice, Jésus a bu lui-même la coupe de la colère divine qui me revenait et m’a aimé du plus grand amour qu’on puisse recevoir, donnant sa vie pour moi.

Lavez-vous, nettoyez-vous! Ôtez de devant mes yeux la malice de vos actions. Cessez de mal faire; apprenez à bien faire; recherchez la droiture; protégez l’opprimé, faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. Venez maintenant et débattons nos droits, dit l’Éternel. Quand vos péchés seraient comme le cramoisi, ils seront blanchis comme la neige; quand ils seraient rouges comme le vermillon, ils deviendront comme la laine. Si vous obéissez volontairement, vous mangerez le meilleur du pays. Mais si vous résistez, si vous êtes rebelles, vous serez dévorés par l’épée; car la bouche de l’Éternel a parlé.  (Esaïe 1, 16-20)

Lorsque Dieu ouvre nos yeux et qu’on se voit tel que nous sommes vraiment à la lumière de la croix, on comprend qu’on ne mérite rien, qu’il n’y a rien en nous qui mérite d’être couronné, exalté, pavané avec fierté.  Lorsqu’on saisit véritablement l’amour de Christ qu’on ne méritait pas, il devient plus facile d’aimer les autres inconditionnellement, même lorsqu’ils sont moins aimables ou malgré ce qui nous blesse.  Car alors que nous n’étions pas aimables du tout, Dieu nous a aimé le premier d’un amour qu’on ne pourra jamais rendre ou égaler.  Et alors que nous avons encore des phases plus détestables que d’autres, Dieu continue de nous aimer du même amour inconditionnel et d’être patient envers nous.  C’est donc ce que Dieu m’a appris cet été-là, à être patiente et aimer de façon inconditionnelle, puisant cet amour en Lui et non pas dans mes limites humaines.  Non seulement ça m’a libéré intérieurement et redonné la paix, mais ça a sauvé mon mariage.  Je n’ai plus jamais pris l’amertume à la légère.  Bien sûr, elle se repointe le nez de temps en temps, mais je la reconnais pour ce qu’elle est, un poison et je lui montre la porte.

Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. (2 Corinthiens 10, 5)

Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaissent du milieu de vous. Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. (Éphésiens 4, 31-32)

Un peu plus de 2 ans après l’été 2015 où j’ai appris cette difficile leçon, Dieu m’a remis au test.  Dans les derniers 6 mois, j’ai vécu la deuxième plus difficile trahison relationnelle de ma vie (rien à voir toutefois avec mon mariage).  Amertume s’est rapidement invitée chez moi, mais je l’ai mis à la porte aussi vite.  Ça m’a demandé de longs moments en prière pour réussir à la garder hors de ma vie.  Ce n’est pas instinctif, mais c’est ce que je veux désormais.  Dès le début, j’ai choisi de répondre par l’amour.  Et Dieu a continué de m’éprouver.  Alors Amertume se faisait insistante, mais je la combattais de toutes mes forces avec la grâce de Dieu.  J’ai continué de répondre dans l’amour.  Mais mon amour s’est buté à des coeurs fermés.  Amertume s’est dit que cette fois-ci j’allais l’écouter.  Elle a appelé Rejet à la rescousse et les deux ont bien ébranlés mon âme.  Mais je suis reconnaissante à la grâce de Dieu qui m’a permis de tenir bon.  Je ne veux plus d’Amertume dans ma vie. Comme n’importe quel piège de l’ennemi, elle semble une voie douce au départ, mais elle mène à la ruine intérieure.  Je sais bien qu’elle va sûrement finir par trouver d’autres occasions de cogner à ma porte.  Mais je prie que Dieu me donne toujours la grâce de ne plus jamais la laisser entrer dans mon coeur.  J’ai la conviction que tant que je garderai les yeux fixés sur la croix, mon âme sera en sureté contre les ravages d’Amertume.  J’ai trouvé auprès de Christ une liberté que je ne veux pas troquer pour quelques réconforts empoisonnés.  Contre l’adversité, que seul Christ soit mon réconfort!

Je vous laisse en terminant avec la traduction d’un très beau chant que mon mari avait déjà traduit par le passé.  Ça nous ramène à la croix là où nos yeux doivent rester fixés.  C’est là que nous avons tout reçu alors que nous ne méritions rien.  Oserions-nous donc ensuite continuer de nous plaindre et de crier à l’injustice face à l’adversité?  Marchons plutôt avec reconnaissance sur les traces de Celui qui nous a tout donné, se laissant transformer à son image.

Le scandale de la grâce (Shane & Shane)

Grâce, mais qu’as-tu donc fait?
Assassinée pour moi sur cette croix
Accusée, en l’absence de toute faute
Mes péchés lavés par ton sang

Ce don est trop immense pour arriver à le comprendre
Je sais que ton amour a intercepté ma chute
Tu es mort à ma place, scandale de la grâce
Afin que mon âme puisse vivre

Oh, être comme toi
Et te donner tout ce que j’ai, juste pour te connaître
Jésus, personne ne peut se comparer à toi
Tu es à jamais l’espoir de mon âme

Mort, où est ton aiguillon?
Ton pouvoir est anéanti, comme celui de mon péché
La croix m’a montré le chemin de la vie
Ton pardon a appris à mon coeur à chanter

Le jour et ses difficultés viendra sans doute
Mais je sais que ta force me suffit
Tu es mort à ma place, scandale de la grâce
Afin que mon âme puisse vivre

Oh, être comme toi
Et te donner tout ce que j’ai, juste pour te connaître
Jésus, personne ne peut se comparer à toi
Tu es à jamais l’espoir de mon âme

Et tout est grâce à toi, Jésus
Tout est grâce à toi, Jésus
Tout est grâce à ton amour
De sorte que mon âme vivra

Oh, être comme toi
Et te donner tout ce que j’ai, juste pour te connaître
Jésus, personne ne peut se comparer à toi
Tu es à jamais l’espoir de mon âme

Oh, être comme toi
Et te donner tout ce que j’ai, juste pour te connaître
Jésus, personne ne peut se comparer à toi
Tu es à jamais l’espoir de mon âme

Car nous aussi, nous étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de convoitises et de voluptés, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, dignes d’être haïs, et nous haïssant les uns les autres. Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint Esprit, qu’il a répandu sur nous avec abondance par Jésus Christ notre Sauveur,  afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. (Tite 3, 3-7)

 

2 réflexions sur “Scandal of Grace – Shane and Shane

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