If we are the body – Casting Crowns

On entend souvent parler comment la division entre frères et soeurs en Christ peut faire de grands ravages, en plus d’être un mauvais témoignage.  J’ai toujours vu ça de loin.  Mais dans les derniers mois, notre famille, bien malgré elle, a été au coeur d’une de ces tragédies.  Nous avons travaillé fort à rétablir la paix, mais sommes arrivés à un point où ça ne dépend plus de nous.    Nous avons décidé de lâcher prise et de nous en remettre complètement à Dieu.  Néanmoins, par cet article, je veux pousser la réflexion sur quelques points : la division, la religiosité et le manque d’amour.  Je ne l’écris pas en pointant du doigt, mais afin que nous puissions tous nous examiner nous-mêmes.  Comme je l’ai compris en écoutant une vidéo de John Piper que j’ai partagée plus loin, c’est tristement un cas classique de division.  Il ne devrait pas en être ainsi parmi les chrétiens, car ce n’est digne de notre appel.  Jésus s’est montré pour nous l’exemple suprême de l’Amour et nous appelant à suivre ses pas. Comme j’aime m’exprimer en musique, j’ai accompagné mon article de la traduction d’une chanson qui reflète bien ce que j’essaie de mettre en mots.  

Je vous épargne les détails de notre situation afin de ne rien y ajouter, tel n’est pas le but de mon article.  Ce que je peux seulement dire, c’est que face à une situation inhabituelle et très particulière, nous avons agi en notre âme et conscience, nous appuyant sur la Parole, demandant conseil, prenant le temps de discerner et de chercher la vérité en prières et ce, pendant des mois.  Nous avons certainement commis des erreurs et les avons admises et réparées face aux personnes concernées, mais dans l’ensemble de la situation, nous avons la conviction d’avoir agi en suivant Christ.  Or, des gens extérieurs à la situation, ne connaissant pas la situation de près, s’en sont mêlés.  Ce fut suivi de beaucoup d’émotions, de présuppositions, de calomnies, de jugements et de déformations des faits.  Malgré la bonne intention de chacun au départ (je n’en doute pas), la machine a rumeurs s’est mise en marche et une fois partie, c’est presque impossible de l’arrêter.  Des gens ont été salis, des réputations ont été ternies, des amitiés se sont brisées… bref nous avons assisté à la division dans son plus laid.

Car je crains qu’à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que vous ne me trouviez pas tel que vous voudriez, et qu’il n’y ait des contestations, des jalousies, des animosités, des dissensions, des médisances, des rapports, de l’orgueil et des troubles. (2 Corinthiens 12, 20)

La personne qui fut l’élément déclencheur de la situation, bien que demeurant extérieur à la division, n’a pas été traitée comme l’enfant de Dieu qu’elle est, mais a été traitée en ennemie, pointée du doigt, salie, jugée, condamnée, méprisée, repoussée, chassée.  Je crois qu’il faut perdre de vue sa propre dépravation pour agir de la sorte.  Quand je regarde à tout ce que Christ m’a pardonné, à tous mes péchés qui l’ont cloués sur la croix, comment pourrais-je juger mon semblable?  Ne sommes-nous pas appelés à aimer les autres (de notre prochain à notre ennemi) comme Christ nous a aimé?

Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit:  À moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s’il a soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête.  Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais surmonte le mal par le bien. (Romains 12, 19-21)

Puisque la Bible nous dit que « l’arrogance précède la ruine, et l’orgueil précède la chute » (Proverbes 16, 18), nous devons nous méfier de l’orgueil si nous ne voulons pas qu’il brouille notre entendement.

Si tu vois un homme qui se croit sage, il y a plus à espérer d’un insensé que de lui. (Proverbes 26, 12)

Nous sommes tous susceptibles de tomber dans les filets de l’orgueil, si nous n’y prenons pas garde.  Entraînés par notre orgueil, il peut devenir si facile de sombrer dans la religiosité.  À force de perdre de vue la croix, nous pouvons en venir à nous croire nous-mêmes des gens moraux, certes imparfaits comme tout le monde, mais assurément des bons chrétiens.  Il devient alors facile de juger les autres et de voir leurs péchés plus gros que les nôtres, de minimiser les nôtres, voir même d’en venir à complètement oublier les nôtres.

Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.  Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.  Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. (Luc 18, 9-14)

Personne devant Dieu ne peut se vanter d’excellence.  La Bible (Romains 3, 9-18) nous dit que personne n’est juste, personne n’a d’intelligence, personne ne cherche Dieu, personne ne fait le bien, personne n’a la crainte de Dieu, personne n’a connu le chemin de la paix, mais que tous sont assujettis au péché, égarés, corrompus; avec la bouche trompeuse, pleine de venin, de malédiction, d’amertume; avec les pieds facilement enclin à répandre le sang; avec des voies de désolation et de ruines.  La seule chose qui nous justifie, c’est Christ, rien d’autre.

Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés il n’y a ni beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu’on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire à néant celles qui sont,afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu.  (1 Corinthiens 1, 26-29)

Sachant que nous méritions la colère de Dieu, en toute justice, pour nos péchés, sachant que nous n’avons rien apporté ou contribué pour notre salut, nous n’avons donc aucune raison de nous glorifier en autre chose qu’en Christ.

Or, mes frères, je me suis appliqué ces choses, ainsi qu’à Apollos, à cause de vous, afin que vous appreniez en nos personnes à ne pas penser au-delà de ce qui est écrit, afin que nul de vous ne mette son orgueil en l’un pour s’élever contre l’autre. Car qui est-ce qui te distingue? Et qu’as-tu, que tu ne l’aies reçu? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en glorifies-tu, comme si tu ne l’avais point reçu? (1 Corinthiens 4, 6-7)

Ne soyons pas comme les pharisiens qui nettoyaient leur image (l’extérieur)  de façon à bien paraître aux yeux des autres, mais négligeait de nettoyer leur coeur (le dedans) étant plutôt plein de pourriture à l’intérieur.  (Matthieu 23, 25) Ne soyons pas comme les pharisiens qui liaient des fardeaux pesants et insupportables, et les mettaient sur les épaules des autres; mais ne voulaient pas les remuer du doigt. (Matthieu 23, 4)  En anglais, dans Matthieu 23, 25, il est écrit qu’ils étaient plein d’indulgences envers eux-mêmes.  Ne soyons pas comme les pharisiens, confiants dans notre propre justice, mais méprisant les autres (Luc 18, 9).

Soyez donc miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; pardonnez et on vous pardonnera; Donnez, et on vous donnera; on vous donnera dans votre sein une bonne mesure, pressée, et secouée, et qui débordera; car on vous mesurera de la mesure dont vous vous servez envers les autres. (Luc 6, 36-38)

Je vous donne un commandement nouveau; c’est que vous vous aimiez les uns les autres; que, comme je vous ai aimés, vous vous aimiez aussi les uns les autres. C’est à ceci que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.(Jean 13, 34-35)

Si au lieu de juger les autres, nous nous emploierions à déloger le péché dans notre propre vie et à nous aimer les uns les autres comme Christ nous le demande, il n’y aurait pas de division.

Or, certains peuvent penser qu’ils sont justes dans leur jugement et qu’ils les prononcent au nom de Dieu.  Les pharisiens le pensaient tout autant en critiquant Jésus.

Et voici, Jésus étant à table dans la maison de Matthieu, beaucoup de péagers et de gens de mauvaise vie vinrent, et se mirent à table avec Jésus et ses disciples. Les pharisiens, voyant cela, dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les péagers et les gens de mauvaise vie? (Matthieu 9, 10-11, repris dans Marc 2, 15-16 et Luc 5, 29-30)

Et tous ceux qui virent cela murmuraient, disant qu’il était entré chez un homme de mauvaise vie pour y loger. (Luc 19, 7)

Le pharisien qui l’avait convié, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu’elle est de mauvaise vie. (Luc 7, 39)

Et les pharisiens et les scribes en murmuraient et disaient : Cet homme reçoit les gens de mauvaise vie et mange avec eux. (Luc 15, 2)

Jésus leur a répondu.

Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit: Ce ne sont pas ceux qui sont en santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Mais allez, et apprenez ce que signifie: Je veux la miséricorde, et non pas le sacrifice, car ce ne sont pas des justes que je suis venu appeler à la repentance, mais des pécheurs. (Matthieu 9, 12-13, repris dans Marc 2, 17 et dans Luc 5, 31-32)

Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. (Luc 19, 10)

C’est pourquoi je te le dis, ses péchés, qui sont en grand nombre, lui ont été pardonnés; car elle a beaucoup aimé; mais celui à qui on pardonne peu, aime peu. (Luc 7, 47)

Quel est l’homme d’entre vous qui, ayant cent brebis, s’il en perd une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, et n’aille après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ; Et qui, l’ayant trouvée, ne la mette sur ses épaules avec joie ; Et étant arrivé dans la maison, n’appelle ses amis et ses voisins, et ne leur dise : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue ? Je vous dis qu’il y aura de même plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance. (Luc 15, 4-7)

Jésus défiait la logique des religieux de l’époque et les reprenait sévèrement tout comme son prédécesseur Jean le Baptiste l’a fait dans le passage suivant:

Race de vipères ! qui vous a appris à fuir la colère à venir ? Produisez  donc des fruits convenables à la repentance. (Matthieu 3, 7-8)

La repentance : voilà le chemin par lequel nous pouvons apprendre à aimer comme Christ aime.  Soyons donc plus empressés à juger nos propres coeurs que ceux de nos semblables!

Cependant, cela ne veut pas dire de négliger le discernement.  Il existe un temps pour juger, pour discerner, mais ça requiert du temps, ça ne devrait pas être hâtif.  Ça devrait être basé sur une vie régulière de prières et de lecture de la Parole, plutôt que sur nos propres interprétations, émotions ou le fruit du commérage.  Ce point est important, car si nous ne renouvelons pas suffisamment notre intelligence en Dieu, notre intelligence devient plutôt renouvelée par ce qui nous entoure, par le monde dans lequel nous vivons,  par les personnes que nous côtoyons, etc.  Et cela affecte notre discernement.  Pour juger et discerner de façon biblique, nous devrions aussi le faire en pleine connaissance de la personne, de la situation, etc.  Par exemple, une seule phrase manquant de rigueur théologique ne définit pas un enseignant, il faut avoir un aperçu de l’ensemble de son oeuvre pour bien discerner.  Ou encore le péché d’un pécheur ne définit pas qui il est ni n’est suffisant pour le caractériser de loup parmi les brebis, mais il faut plutôt regarder l’ensemble de sa vie chrétienne, le genre de fruits qu’il porte.  Ou encore, ce qui nous est rapporté ne nous donne pas un portrait complet d’une situation, il nous faut vérifier à la source.  Et tout ça devrait être fait dans l’amour, dans l’humilité et avec une grande prudence, afin que pensant faire le bien, nous ne nous retrouvions pas à faire le mal.  Et si, après du discernement, il s’avère nécessaire d’agir, cela devrait être fait dans l’ordre que Jésus a établi, justement afin d’éviter la division et de se tromper nous-mêmes.

Finalement, rappelons-nous que le seul gagnant lorsque les chrétiens se divisent, c’est Satan, le véritable ennemi de nos âmes.

Avant d’enchaîner avec la traduction de la chanson, je voudrais vous partager un vidéo de John Piper sur le sujet, pour ceux qui comprennent l’anglais.  La traduction du titre serait : Quand le péché fracture une église.  Pour ceux qui trouveraient plus facile de lire la transcription, la voici : https://www.desiringgod.org/interviews/when-sin-fractures-a-church


Si nous sommes le corps (Casting Crowns)

Il y a beaucoup de monde à l’église aujourd’hui.
Alors qu’elle se faufile, cherchant à se fondre parmi les visages,
Le rire moqueur des filles porte plus loin qu’elles ne l’imaginent.
Plus loin qu’elles ne l’imaginent.

Mais si nous sommes le corps,
Pourquoi Ses bras ne se tendent-ils pas?
Pourquoi Ses mains ne soignent-elles pas?
Pourquoi Ses mots n’enseignent-ils pas?
Et si nous sommes le corps,
Pourquoi Ses pieds ne vont-ils pas?
Pourquoi Son amour ne leur montre-t-il pas qu’il y a un chemin?
Parce qu’il y a un chemin, il y a un chemin.

Un voyageur est très loin de sa maison.
Il se dépouille de son manteau et s’enfonce discrètement dans la dernière rangée.
Le poids de leurs regards plein de jugements,
Lui dit que ses chances sont meilleures dehors sur la route.

Mais si nous sommes le corps,
Pourquoi Ses bras ne se tendent-ils pas?
Pourquoi Ses mains ne soignent-elles pas?
Pourquoi Ses mots n’enseignent-ils pas?
Et si nous sommes le corps,
Pourquoi Ses pieds ne vont-ils pas?
Pourquoi Son amour ne leur montre-t-il pas qu’il y a un chemin?

Parce que Jésus a payé un prix bien trop élevé
Pour que nous décidions qui est le bienvenu et qui ne l’est pas
Nous sommes le Corps du Christ.

Si nous sommes le corps,
Pourquoi Ses bras ne se tendent-ils pas?
Pourquoi Ses mains ne soignent-elles pas?
Pourquoi Ses mots n’enseignent-ils pas?
Et si nous sommes le corps,
Pourquoi Ses pieds ne vont-ils pas?
Pourquoi Son amour ne leur montre-t-il pas qu’il y a un chemin?
Parce que Jésus est le chemin.
Jésus est le chemin.
Nous sommes Ses mains.
Nous sommes Ses pieds.
Nous sommes le corps.
Jésus est le chemin.

 

Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés. (Hébreux 12, 14-15)

Je vous exhorte donc, moi le prisonnier du Seigneur, à vous conduire d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec un esprit patient, vous supportant les uns les autres avec charité; vous appliquant à conserver l’unité de l’esprit, par le lien de la paix. (Éphésiens 4, 1-3)

 

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