Head in the fight – Sanctus Real

Les années se succèdent et ne se ressemblent pas.  Chacune a son lot de bonheurs et de défis.  Pour notre famille, 2017 en a été une épuisante.  Les défis et situations urgentes n’ont pas cessé de se succéder, nous laissant tous, à la fin de l’automne, épuisés émotionnellement et mentalement.  Malgré tout ce fut une année heureuse, chargée mais heureuse.  Nous avons débuté 2018 avec plein de projets en tête et de nouveaux défis à relever.  En effet, en plus de reprendre une alimentation santé (ce qui avait un peu déraillé vers la fin de l’année), nous avons mis en place un plan de restructuration financière dans le but de réaliser notre rêve, à moyen terme, Dieu voulant, de s’établir sur une fermette et d’y pratiquer la permaculture.  L’avenir nous semble plein d’espoir et cet espoir nous porte vers l’avant.  Cependant, en petits êtres compliqués que nous sommes parfois, les sacrifices que ça requiert nous semblent momentanément de grosses montagnes à franchir.  C’est toujours comme ça lorsque nous intégrons de nouvelles habitudes.

Se lancer de nouveaux défis alors que nous sommes encore épuisés de la précédente année nous semble un peu ardu.  En soi, restructurer nos finances ne semblent pas tant que ça quelque chose d’actif, au-delà des sacrifices que ça requiert.  Mais en réalité, ça demande d’être créatif, d’apprendre à faire les choses nous-mêmes, d’être mieux organisés pour éviter le gaspillage,… et tout ça au coeur de la vie quotidienne déjà chargée.

Nous sommes cependant motivés et savons que si nous voulons réaliser nos rêves, nous devons y mettre les efforts nécessaires.  Mais entre ce que nous savons intellectuellement et ce que nous vivons émotionnellement, il y a parfois un grand fossé.  C’est là qu’entre la notion du combat dans nos pensées.  C’est tout un apprentissage que j’ai eu à faire dans ma vie, d’apprendre à combattre le bon combat dans ma tête, à amener mes pensées captives à Christ et à ne pas laisser mes émotions dicter tout.  J’échoue encore bien souvent, c’est loin d’être parfait, mais je sais que c’est un combat nécessaire.  En fait, je le vois de façon similaire au combat contre le péché, ce n’est pas une option, mais un devoir.

Si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ. (2 Corinthiens 10, 3-5)

Ce qui rend le tout encore plus ardu, c’est de vivre au quotidien avec d’autres êtres qui vivent le même genre de combat, les émotions des uns influençant les émotions des autres.  C’est un des bémols de l’école-maison, nous vivons ensemble toute la journée (mais je le vois également comme une force, une occasion de se sanctifier).  Si bien que si mon moral ne va pas et que durant la journée j’enseigne à mon petit garçon hypersensible qui se décourage et pleure pour la dixième fois parce que son travail scolaire est plus long et ardu que prévu et que je gère à-travers ça les chicanes et sautes d’humeur de mes grandes filles et que le soir mon mari traverse une période de découragement dépassé par sa charge de travail, il m’arrive parfois que je termine ce genre de journée en pleurant.  Ça me fait penser à une blague d’école-maison que je vois parfois circuler.  Je vous la traduit dans la légende de l’image.

Traduction : « Bienvenue à la maison Papa! Maman pleure enfermée dans le placard, la toilette a débordé et le chien a vomi sur le tapis. »

Je sais, ça ne reflète pas l’image de la petite famille chrétienne parfaite… c’est que justement nous sommes loin d’être parfaits.  Nous aspirons sans cesse à se sanctifier à l’image de Christ, mais c’est un long processus qui dure toute une vie.  Souvent avec Internet, on peut projeter une image qui ne reflète pas la réalité, qui a tendance à l’embellir.  Je désire faire une brèche et exposer avec authenticité notre imperfection.  Il y a de ces semaines, comme cette semaine, où tout va de travers, où on se sent tous à fleur de peau, au bout de notre corde, comme si un rien pourrait tout faire dérailler.  Mais on retrousse nos manches, on se relève et on continue de mener le bon combat.  Le bon combat de la vie chrétienne, ce n’est pas toujours dans les grandes épreuves, c’est bien souvent au quotidien, dans nos pensées, nos attitudes, notre persévérance à éviter le péché même lorsqu’on se sent vulnérable, notre promptitude à se repentir lorsqu’on échoue.  C’est un combat qui se mène avec l’aide de Christ, d’où l’importance d’ancrer chaque journée dans sa présence et sa Parole.  C’est ainsi que j’arrive à demeurer patiente avec mes enfants lorsqu’ils se découragent ou que resurgissent les mêmes problèmes existentiels qu’on croyait réglés.  C’est ainsi que mes enfants trouvent la force de régler leurs différents dans l’amour.  C’est ainsi que mon mari arrive à me parler avec douceur, plutôt qu’irritation, lorsque après une grosse journée de travail, il me retrouve en larmes.  C’est aussi là une des grandes forces de notre famille, une belle grâce de Dieu, que malgré nos imperfections, nous sommes prompts à la compassion, à la repentance, au pardon, à l’amour.  C’est ainsi qu’une semaine lourde en émotions se termine dans la joie, puisque chacun puise en Christ la grâce d’aimer l’autre comme lui-même.

Et il m’a dit: Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. (2 Corinthiens 12, 9-10)

Que ce soit pour traverser les épreuves du quotidien, instaurer de nouvelles habitudes ou surmonter nos difficultés personnelles, le bon combat commence dans notre tête, dans nos pensées.  C’est une décision, celle d’avancer selon l’Esprit et non selon notre chair (ou nos émotions).   C’est le choix d’apprendre à être reconnaissant pour tout ce que Dieu met sur notre chemin, sachant qu’ultimement c’est pour notre bien.

Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Romains 8, 28)

Afin d’illustrer tout ça en musique, j’ai choisit de vous traduire la chanson « Head in the fight » du groupe Sanctus Real.

La tête au combat (Sanctus Real)

Je ne veux pas gaspiller ma vie.
Je ne veux pas gaspiller mon temps.
Tu n’as seulement que peu de temps.
Et avant que tu t’en aperçoive, c’est disparu en un clin d’oeil.

Je ne veux pas briser mon élan.
Je ne veux pas prendre du retard.
Et  je me fous de ce que font les autres.
Je vais faire ce qui est bien.

Tu dois garder la tête au combat.
Tu ne peux pas abandonner dans les temps les plus difficiles.
Tu ne peux pas laisser mourir ton esprit,
Si tu comptes survivre.
Tu dois garder l’amour dans ton coeur,
Une prière sur ta langue.
Et lorsque tu crois que tu as suffisamment combattu,
Garde ta tête au combat.
Si tu veux t’en sortir vivant.

Combats pour le Royaume à venir.
Combats pour ceux que tu aimes.
Et quand tu te sens faible,
Combats sur tes genoux.
Parce que c’est de là que vient ta force.

Tu dois garder la tête au combat.
Tu ne peux pas abandonner dans les temps les plus difficiles.
Tu ne peux pas laisser mourir ton esprit,
Si tu comptes survivre.
Tu dois garder l’amour dans ton coeur,
Une prière sur ta langue.
Et même si tu crois que tu as déjà gagné.
Garde ta tête au combat.
Si tu veux t’en sortir vivant.

Dis-moi, qui demeurera dans le combat?
Qui va se tenir debout pour le bien?
Qui va porter la lumière, porter la lumière?
Je vais demeurer dans le combat.
Je vais me tenir debout pour le bien.
Je vais porter la lumière, porter la lumière.

Tu dois garder la tête au combat.
Tu ne peux pas abandonner dans les temps les plus difficiles.
Tu ne peux pas laisser mourir ton esprit,
Si tu comptes survivre.
Tu dois garder l’amour dans ton coeur,
Une prière sur ta langue.
Et même si tu crois que tu as déjà gagné.
Garde ta tête au combat.
Parce que tu vas t’en sortir vivant…

De l’autre côté.
De l’autre côté.
De l’autre côté.
De l’autre côté.

Combats le bon combat de la foi, saisis la vie éternelle, à laquelle tu as été appelé, et pour laquelle tu as fait une belle confession en présence d’un grand nombre de témoins. (1 Timothée 6, 12)

J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi.  Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. (2 Timothée 4, 7-8)

 

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