Shoulders (For Kings & Country)

Ces derniers mois, j’ai vécu une épreuve qui m’a complètement dépassée et qui est revenue jouer dans mes anciennes blessures. C’est le genre qui me ramène plus activement sur mes genoux, qui ne me laisse aucun autre choix que de dépendre du secours de Dieu.  C’est pourquoi j’ai choisi de traduire cette chanson pour vous en parler.  Elle exprime tellement bien ces moments dans la vie où on doit se reposer sur Dieu pour y survivre, où on doit le laisser nous porter sur ses épaules.  C’est de lui que nous vient le secours, c’est à lui qu’il faut regarder.

Je vous en parle et la douleur est encore très vive.  Il est arrivé un évènement très difficile, où nous avons choisi de répondre de la manière qui nous semblait (et nous semble encore) la plus biblique, dans le meilleur de notre discernement pour cette situation particulière.  Or, nous tenir debout pour Christ nous a coûté très cher.  Ça nous a coûté notre réputation et nos meilleurs amis, des gens que nous aimons profondément.  Nous avons tenté de faire la paix, mais il ne semble pas que ce soit possible, bien que je ne désespère pas.  Je crois profondément que dans cette situation, il n’y a eu que des gens bien intentionnés, qui ont peut-être seulement oublié que notre véritable ennemi n’est pas fait de chair et de sang (Éphésiens 6, 12) et il y a eu très certainement une mauvaise orchestration des circonstances.  Je n’entrerai pas dans les détails, ce n’est pas le but de mon article.  Cependant, ce que cette situation a ravivé en moi est bien plus profond.  Ça m’a replongé dans mes plus vieilles blessures : celles du rejet et de l’abandon.

Le sentiment de rejet et d’abandon a toujours fait parti de ma vie.  D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours battue avec l’impression de n’avoir aucune valeur.  Rationnellement, je sais très bien que ce n’est pas vrai.

C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.  Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien.  Mon corps n’était point caché devant toi, lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre.  Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât. (Psaumes 139, 13-16)

Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! (1 Jean 3, 1a)

L’Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve; Il fera de toi sa plus grande joie; Il gardera le silence dans son amour; Il aura pour toi des transports d’allégresse. (Sophonie 3, 17)

Cependant, l’émotionnel  a parfois de la difficulté à reconnaître le rationnel.  C’est pour cela que nous devons toujours ramener nos pensées captives à Christ (2 Corinthiens 10, 5).  Mais dans le processus, c’est parfois un long et douloureux combat intérieur.  Ce combat que je mène contre le rejet est un de mes plus vieux et pénible combat.  Je ne sais pas trop où il a commencé, peut-être dans le rejet de mon père biologique.  Quand j’y pense trop longtemps, ça me fait aussi mal que quand j’étais petite.  J’ai souvent tenté de faire des ponts avec lui et me suis toujours butée à une complète indifférence.  Le rejet a également certainement pris racine à l’école primaire.  C’est très à la mode aujourd’hui de parler d’intimidation dans les écoles.  Ce ne l’était pas dans les années 80.  Au primaire, j’ai eu droit à toutes sortes de paroles méchantes… que je devrais disparaître, que j’étais nulle, que j’étais moche, que le monde serait mieux sans moi, que personne ne pourrait jamais m’aimer, etc.  Ça c’est sans compter les coups méchants de ceux qui prétendaient s’intéresser à moi pour ensuite mieux me ridiculiser.  Le secondaire a aussi eu son lot d’évènements du genre.  Aujourd’hui, à presque 40 ans, j’ai encore de la difficulté avec les adolescents arrogants, car ça me ramène à la douleur vive de mes 13-14 ans.  Le premier garçon que j’ai embrassé m’a laissé tombé la semaine suivante car ses amis trouvaient que j’étais trop laide.  Quand tu n’as pas de papa dans ta vie pour te rappeler que ce n’est pas vrai, c’est très difficile à encaisser.  Bien que j’ai appris à faire ma place, à lâcher prise sur la méchanceté des autres, à trouver ma valeur en Christ, chaque évènement de la vie où j’expérimente le rejet et l’abandon me ramène à ces douleurs vives de l’enfance.  Ce sont les éléments les plus destructeurs de ma vie, ceux qui ont la capacité de m’amener à mon plus bas, ceux contre lesquels je dois me battre le plus fort pour les surmonter.  Le diable le sait très bien et je trouve que parfois il en abuse.  Cependant Christ est plus fort et dans sa souveraineté, il se sert de tout ça pour me sanctifier, pour me faire grandir, pour me rappeler que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. (Romains 8, 28).

Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père!  L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.  Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers: héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui. J’estime que les souffrances du temps présent ne sauraient être comparées à la gloire à venir qui sera révélée pour nous. (Romains 8, 15-18)

C’est la raison pour laquelle, je m’accroche à Dieu lorsque ma vie devient une tempête.  Il est celui qui marche sur les eaux, qui a le pouvoir de parler aux tempêtes, celui qui me ramène à bon port.

Épaules (For Kings and Country)

Je lève mes yeux vers les montagnes
Est-ce que ma force vient des montagnes?
Non, ma force vient de Dieu
Qui a fait les cieux, et la terre, et les montagnes

Quand la confusion est mon compagnon
Et le désespoir me garde captif
Je ne vais ressentir aucune peur
Je sais que tu es proche

Quand je suis pris profondément dans la vallée
Avec le chaos pour me tenir compagnie
Je vais trouver mon réconfort ici
Parce que je sais que tu es proche

Mon secours vient de toi
Tu es juste ici, me faisant passer à-travers
Tu portes mes faiblesses, mes maladies, mes brisements, tout sur tes épaules
Tes épaules
Mon secours vient de toi
Tu es mon appui, ma délivrance
Je n’ai pas besoin de le voir pour croire que tu me soulèves sur tes épaules
Tes épaules

Tu répares ce qui était autrefois brisé
Et tu changes mes larmes en rires
Ton pardon est ma forteresse
Ta miséricorde est persistante

Mon secours vient de toi
Tu es juste ici, me faisant passer à-travers
Tu portes mes faiblesses, mes maladies, mes brisements, tout sur tes épaules
Tes épaules
Mon secours vient de toi
Tu es mon appui, ma délivrance
Je n’ai pas besoin de le voir pour croire que tu me soulèves sur tes épaules
Tes épaules

Mon aide vient de toi
Je n’ai pas besoin de le voir pour le croire
Mon aide vient de toi
Je n’ai pas besoin de le voir, parce que je sais, parce que je sais que c’est vrai

Mon aide vient de toi
Je n’ai pas besoin de le voir pour le croire
Mon aide vient de toi
Je n’ai pas besoin de le voir, parce que je sais, parce que je sais que c’est vrai

Mon secours vient de toi
Tu es juste ici, me faisant passer à-travers
Tu portes mes faiblesses, mes maladies, mes brisements, tout sur tes épaules
Tes épaules
Mon secours vient de toi
Tu es mon appui, ma délivrance
Je n’ai pas besoin de le voir pour croire que tu me soulèves sur tes épaules
Tes épaules

Mon aide vient de toi
Je n’ai pas besoin de le voir pour le croire
Mon aide vient de toi
Je n’ai pas besoin de le voir, parce que je sais, parce que je sais que c’est vrai

Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre. (Psaumes 121, 1-2)

Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. (1 Pierre 5, 7)

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