Ma fourmilière d’automne

L’automne est chez nous la plus occupée des saisons.  D’abord à cause de l’école-maison qui recommence, mais également à cause de l’abondance des produits frais abordables que nous cuisinons pour l’hiver.  Cette année, il semble que ce soit encore plus occupé que les années précédentes.  Il y a les travaux d’isolation non terminés alors que le froid nous presse un peu.  Il y a les multiples voyages également que ce soit médicaux, pour le travail de Jean ou à cause d’une surprise (mon fils a gagné un concours pour un projet d’histoire fait l’an passé et doit aller chercher son prix à Ottawa en novembre).  Bref, ça ne chôme pas chez les Landry.

Nous n’y arriverions pas aussi bien si nous n’avions pas appris à travailler en équipe.  J’ai le privilège d’avoir deux grandes filles exceptionnelles pour m’aider.  Que ce soit pour mettre en conserve des sauces à spaghetti, soupes, compotes de fruits,… préparer à la déshydratation fruits et légumes, congeler ce qui ne se canne ni ne se déshydrate.  Elles embaument aussi la maison de délicieux desserts santé, question de saupoudrer nos journées de petits bonheurs gustatifs.  Elles m’aident également avec l’école-maison, les repas, le ménage, etc.  Je suis très reconnaissante et je tenais à le souligner publiquement.  Je remercie Dieu pour leur aide inestimable.  Ensemble, on se prépare pour l’hiver, on relève nos défis, on rêve de jours plus tranquilles.  Mais chacun contribue à sa façon, car nous formons une équipe.  Nous avons une vision similaire, un projet de vie vers lequel on marche un pas devant l’autre.  Chacun est conscient que les efforts que nous mettons en faisant nos réserves à l’automne, de façon à diminuer la facture annuelle d’épicerie, servent à la réalisation de notre but.  Cependant, je réalise comment il est extraordinaire, de nos jours, que des jeunes femmes de 17 et 18 ans consentent joyeusement à servir leur famille de la sorte.  Je m’en sens doublement privilégiée.

Mon mari et mon fils travaillent également très fort, chacun à leur façon.  Jean fait des travaux sur notre maison depuis des mois, sans relâche, servant sa famille avec la moindre once d’énergie en lui.  Quant à Isaac, il fait de bonnes journées d’école, profitant du fait que l’automne est la meilleure période de l’année, où la concentration est plus présente, où le travail scolaire avance le plus vite.

Alors voilà, par ce court article, je voulais souligner le beau travail de ma fourmilière d’automne à moi.  Je suis tellement reconnaissante pour cette merveilleuse famille que Dieu m’a donné.

Deux valent mieux qu’un, parce qu’ils retirent un bon salaire de leur travail.  Car, s’ils tombent, l’un relève son compagnon.  (Ecclésiaste 4, 9-10a)

Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair, mais, par amour, servez-vous l’un l’autre. (Galates 5,  13)

 

4 réflexions sur “Ma fourmilière d’automne

  1. chère Mélanie,
    Tu m’as réjouie avec cette forme de famille que vous êtes. Vraiment !
    Combien je pense que votre « modèle » est bon. Cela me donne à méditer sur tous les chrétiens qui mettent leurs enfants à l’école du « monde ». Nous aussi. Nous avons un petit-fils de 4 ans qui est en maternelle en école privée catholique. C’est de l’avis des parents le meilleur choix dispo. Mais quand tu parles de l’école-maison, je sais, et je sais, et je sais que c’est le meilleur choix.

    Que vous puissiez être tous des bénédictions autour de vous et plus !!!

  2. Merci beaucoup Aline pour ton beau commentaire encourageant! Quant à l’école-maison, c’est un choix bien personnel que les parents doivent prendre pour eux-mêmes. Néanmoins, je crois personnellement que c’est le meilleur choix qu’on puisse prendre pour ses enfants. Pour reprendre une phrase que le pasteur anglais Voddie Baucham dit : « On ne peut pas envoyer nos enfants se faire éduquer par César et espérer qu’ils ne deviennent pas des romains. » C’est de plus en plus vrai. Les « worldviews » (façons d’interpréter le monde) du monde sont de plus en plus différents de ceux des chrétiens. L’erreur que les gens font souvent est de penser que leurs enfants issus de famille chrétienne sont le sel de la terre. Or tant qu’ils ne sont pas des disciples régénérés, tant qu’ils n’ont pas fait de la croyance de leurs parents la leur, qu’ils n’ont pas fait de Jésus leur Seigneur et Maître, ils ne peuvent être le sel de la terre. Ils peuvent certes avoir un niveau moral supérieur, mais ils ne peuvent être le sel. Personnellement, ce n’est que tard dans l’adolescence que mes filles ont fait ce choix véritablement pour elles-mêmes. Avant ça, elles étaient beaucoup plus sensibles aux influences du monde. Alors oui, je crois avec ferveur au bon choix qu’est l’école-maison! 🙂 Je comprends néanmoins qu’en tant que grand-maman vous n’avez pas ce pouvoir décisionnel. Au moins, votre petit-fils a la chance d’avoir une grand-mère qui se soucie de son âme et qui peut tout de même avoir une belle influence sur lui, peu importe qu’il fréquente l’école ou non.

  3. Oui bien sûr, Mélanie. Ce que tu dis est vrai. Mais je me demande si je serai à la hauteur dans la prière en sa faveur. O combien c’est difficile ! Quelquefois je me sens découragée. Il faut que je me cramponne au Seigneur de toutes mes forces.
    Je veux te dire, chère Mélanie, que je t’apprécie beaucoup. Tu as une plume légère mais sûre, et ton mental est exceptionnel. Que le Seigneur soit remercié de m’avoir permis de te connaître.

    • Merci Aline pour tes beaux compliments! Je vous comprends que parfois nous pouvons nous sentir découragés devant certains éléments de nos vies, mais il faut se rappeler que Dieu est en contrôle. Une image que j’ai déjà entendu et qui m’aide beaucoup est celle de la bataille de David contre Goliath. Si David avait regardé ses circonstances de son point de vue, il aurait eu toutes les raisons de se décourager, mais il l’a regarder avec les yeux de Dieu, se rappelant comment Dieu l’a toujours rendu victorieux contre les ours et les lions et qu’en faisant la bonne chose contre celui qui insultait Dieu, il n’avait rien à craindre. Et Dieu a rendu victorieux le petit et chétif David contre le géant imposant Goliath. Si vraiment tu pries en voulant le mieux pour ton petit-fils du point de vue de Dieu, je suis certaine que Dieu ne sera pas indifférent à ta prière. J’ai vu dans ma vie bien des situations, apparemment sans espoir, être complètement transformée. Je crois beaucoup à la prière, c’est une des plus grandes armes que Dieu nous a donné. C’est sur mes genoux que je mène mes plus grandes batailles!

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