En souvenir de Nabeel Qureshi (1983-2017)

Samedi dernier, l’apologiste Nabeel Qureshi est décédé à l’âge de 34, après un combat d’un an contre un cancer à l’estomac, laissant dans le deuil son épouse, sa fille, sa famille et bien d’autres chrétiens qui, comme moi, se sont intéressés à son ministère auprès des musulmans.  Comme Guillaume Bourin l’a si bien écrit dans un article hommage sur la page Le Bon Combat,  Nabeel était un homme plein de foi et de joie et ce, même face à la mort.  Sa passion tout comme sa joie était contagieuse.  Ma famille et moi avons découvert le ministère de Nabeel il y a quelques années à travers un vidéo (en anglais) où il racontait son témoignage (issu de famille missionnaire musulmane, il s’est converti à la foi chrétienne) et comment les chrétiens peuvent témoigner plus efficacement aux musulmans.  Ça nous avait beaucoup touché et encouragé.  Nous avons alors continué à suivre son ministère, souvent inspirés par ce qu’il faisait.  L’annonce de son cancer l’an dernier nous a beaucoup ému et aujourd’hui nous sommes profondément attristés par sa mort, bien que nous reconnaissons qu’en toute chose Dieu est souverain.  Aujourd’hui, sur sa page Facebook, une publication a paru citant un discours qu’il a fait le 25 juin dernier.  Sa lecture m’a tellement touché que j’ai eu envie de vous la traduire.

Déclaration de Foi et Espoir dans la Vie Éternelle

Dans l’éventualité où le pire arriverait et dans l’éventualité où Dieu viendrait me chercher à-travers cette maladie.  J’ai eu tous ces mois pour m’y préparer; tout ce temps à passer avec ma femme et ma fille; créer davantage de souvenirs; terminer ce qui était en suspend, régler les dernier détails; dire à mes parents que je les aime, écrire plus d’ouvrages, écrire plus de choses à dire au monde.  Cela aurait pu se passer autrement.  Dieu aurait pu prendre ma vie juste comme ça.  La Fin aurait pu arriver juste comme ça.  Ça arrive à plein de gens partout dans le monde.  Alors qui suis-je pour dire que c’est la pire des tragédies?  Ça ne l’est pas.  Il y a des choses bien pires qui arrivent dans le monde aujourd’hui.

Mais peu importe ce qui se passe, je ne peux penser à quelque chose de pire que d’être crucifié.  Et de toutes les raisons pour être crucifié, je ne peux penser à quelque chose de pire que d’être crucifié parce que j’aime les gens qui me crucifient.  Pour sauver les personnes mêmes qui me crucifient.  Ça c’est le pire.  Et je pense à ce que Jésus a enduré pour nous sur la croix.  Quand je commence à ressentir de l’apitoiement et que je me mets à penser à ce qui m’arrive, je tourne mes yeux vers Jésus et lui dit : « Jésus ce que tu as fait pour moi sur la croix de loin surpasse tout ce que je peux endurer maintenant.  Il n’y a rien que je traverse qui puisse se comparer à ce que tu as enduré pour moi. »  Je ne renierai pas Son Nom quelque soit la douleur, en face de la souffrance.  Je ne renierai pas Son Nom.

Finalement, voici la chose avec laquelle je veux clore : si la mort doit venir… si le pire doit arriver, que la vie doit se terminer – devinez quoi, ce n’est qu’en fait le commencement, (seulement) à cause de ce que Christ a fait pour nous sur la croix – c’est juste le commencement de notre vraie vie.  Même si maintenant nous voyons la vie comme à-travers un voile, nous voyons la beauté; nous voyons les couleurs; nous voyons les couchers de soleil; nous goûtons les saveurs; nous entendons la musique; nous voyons l’art; nous pensons : « Cela aussi est beau. »  Ce n’est rien comparé à ce qui nous attend de l’autre côté de la vie!  Et nous avons l’assurance que nous y serons à cause de l’oeuvre de Jésus Christ.

Alors comment pouvons-nous poser la question: « Dieu, pourquoi y a-t-il de la souffrance si tu es un Dieu d’amour? »  La seule chose qui peut nous pousser à poser cette question est si nous sommes désespérément myope, ne voyant pas au-delà de nos souffrances (manquant de vision face à elles) plutôt que de voir qui Dieu est, ce qu’il a fait pour nous et ce qui nous attend dans la vie après la mort.  Si nous arrêtons d’être si désespérément centrés sur nous-mêmes et si focaliser sur la souffrance que nous expérimentons dans cette vie, nous commencerons alors à voir la grandeur de Dieu et l’image éternelle selon laquelle il a pourvu pour nous la vie et la vie éternelle.  En comparaison avec une vie éternelle de félicité avec notre Créateur, aucune douleur ou souffrance ne peut ébranler notre confiance en Lui.

Nabeel Qureshi – le 25 juin 2017 à IPC Hebron, Houston Texas

« J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous. » – Apôtre Paul (Romains 8, 18)

En terminant, je vous partage le vidéo des funérailles de Nabeel, célébrées jeudi dernier.  Le vidéo est en anglais, mais même pour ceux qui ne comprendraient pas l’anglais, les 30 premières minutes montrent des photos de sa vie sur un fond musical.

Repose en paix frère Nabeel!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s