Baptême de mes filles

2016-08-24Cet été, j’ai eu le grand bonheur de voir mes filles se faire baptiser, rendant ainsi publique leur décision de suivre Jésus, d’en faire leur Seigneur et Sauveur.  Par cet article, je veux dans un premier temps vous partager ma joie, mais je veux aussi aborder plus en profondeur la question du baptême chez la majorité des protestants.  Ma motivation vient du fait qu’en partageant les photos de l’évènement sur les médias sociaux, nous avons eu différentes réactions, dont certaines très vives.  Il faut comprendre qu’au début de notre mariage, mon mari et moi étions catholiques très fervents et avions fait baptiser nos deux filles peu de temps après leur naissance.  Certains ne comprenaient pas alors la raison d’un deuxième baptême.  J’y vois donc une belle opportunité de discuter des différences entre le baptême catholique et protestant de mes filles.  

Depuis plusieurs années, durant l’été, mes filles fréquentent le Camp Joie de Vivre à Mont-St-Pierre en Gaspésie (Québec, Canada).  C’est un camp qui a une mission d’évangélisation auprès des jeunes de la région, mission qu’ils continuent durant l’année en organisant des activités mensuelles auprès des jeunes.  Durant les deux derniers étés, mes filles y étaient bénévoles.  D’ailleurs, si vous connaissez des jeunes chrétiens désirant servir Dieu durant les étés à venir, ils manquent souvent de bénévoles dû au fait que c’est un camp plus éloigné que les autres, mais la mission est grande.  Mes filles, ayant fait une partie de leur cheminement spirituel avec les responsables du camp, ont choisi, cette année, de se faire baptiser durant la semaine de camp des adolescents.  C’était également une occasion de témoigner à ces jeunes ce que Dieu avait fait dans leur vie et pourquoi elles choisissaient de se faire baptiser.   Ça s’est passé durant la soirée de clôture du camp.  Après le programme de la soirée (spectacles et louanges), les filles ont donné leur témoignage, chacune leur tour, devant une salle pleine.  Nous nous sommes tous ensuite dirigés vers la rivière, qui était glaciale étant donné le froid mois de juillet que nous avions eu.  Marianne, mon aînée, s’était durement blessée au genou la veille, au point de devoir être recousue.  Mais tenant à se faire baptiser comme prévu, elle s’est fabriqué un pansement imperméable de fortune, comme vous pourrez le constater dans le vidéo.  C’est d’ailleurs pour ça qu’elle a eu de la difficulté à conserver son équilibre dans la rivière.  Néanmoins, elle était bien décidée à aller au bout de sa démarche.  Je vous présente donc le vidéo que mon mari a fait avec les images tournées lors du baptême.

Pourquoi mes filles se sont-elles refaite baptiser alors qu’elles avaient été baptisée dans une église catholique étant bébé?  La réponse la plus rapide qui me vient serait afin d’affirmer pour elles-mêmes leur décision personnelle de suivre Jésus.  Mais c’est beaucoup plus complexe que ça et je ne suis pas experte sur le sujet.  Néanmoins, je vous suggère une excellente série d’articles sur Le Bon Combat, dans laquelle un débat intelligent et respectueux nous est présenté sur le sujet “pédobaptisme vs crédobatisme“ (le baptême des bébés vs le baptême de ceux qui font profession de foi).  En voici donc le lien : Le baptême en question – présentation de la série.   Dans l’article numéro 5 :  Le baptême et la foi, voici la position de Pascal Denault qui me semble bien résumer ce que je crois par rapport au baptême.  Je me permets de vous en citer un extrait :

« Non seulement la foi est-elle nécessaire au baptême, mais elle lui est antécédente. L’ordre dans lequel nous retrouvons baptême et foi, dans l’Écriture sainte, est toujours la foi premièrement, le baptême ensuite. Cet enseignement s’enracine premièrement dans la Grande Mission que le Seigneur Jésus a confiée à son Église : Matthieu 28.19-20.  L’Église est appelée à baptiser des disciples et non à faire des disciples de ceux qu’elle baptise. »

Le bébé ne pouvant pas faire lui-même profession de foi et n’étant donc pas encore un disciple ne se qualifie donc par pour le baptême.  Nous croyons que ce n’est qu’au moment où une personne fait ce choix pour elle-même qu’elle peut être baptisée.  C’est pour cela que mon mari et moi n’avons pas tenu compte du premier baptême (étant bébé) et avons encouragé nos filles à se faire baptiser lorsqu’elles seraient certaines de leur décision de suivre Jésus.  Nous n’avons pas cherché à précipiter cette décision, mais les avons accompagné dans leur propre cheminement.  En effet, lorsque des enfants grandissent dans des familles chrétiennes, il est facile d’assumer qu’ils sont chrétiens.  Après tout, ayant grandis entourés de chrétiens, ils agissent comme des chrétiens.  Or, nous avons découvert qu’il y a toute une différence entre reproduire une religion apprise par coeur en vieillissant car les gens s’attendent à ce qu’on le fasse et véritablement donner son coeur à Christ, se laissant transformer par sa grâce.  Autrement, si nous n’y prêtons pas attention, il est facile de se laisse leurrer parce que nos enfants sont moraux, ne réalisant pas qu’ils n’ont que très peu d’intérêt pour Dieu et tôt ou tard, on se surprend qu’ils délaissent l’église.  Grâce à l’école-maison qui nous a gardé en étroite relation avec nos enfants, nous avons été en mesure d’observer la différence entre ce qu’ils prétendaient et l’état de leur propre coeur et avons pu les accompagner en conséquence dans leur cheminement.  Si bien que nous avons la certitude que leur décision de se faire baptiser cet été était bien éclairée.

Un ami catholique m’a écrit concernant le baptême de mes filles me disant que leur baptême catholique, étant bébé, était un sceau indélébile, qui avait dès lors fait de mes filles des enfants de Dieu par adoption.  Je ne suis pas d’accord.  J’ai décidé d’inclure ce point en conclusion de mon article, car j’ai de la peine lorsque je constate tous les gens qui s’en vont en enfer se sentant faussement rassurés par le fait qu’ils ont un jour été baptisés ou lorsque je vois toutes les personnes qui n’intercèdent pas pour le salut de leurs proches pour les mêmes raisons.  Je ne suis pas Dieu pour prétendre savoir qui va en enfer ou qui va au ciel, mais nous avons la Bible, la Parole de Dieu, pour nous donner certaines indications.

Et quelqu’un lui dit : Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? Et il leur dit : Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ; car je vous dis que plusieurs chercheront à y entrer, et qu’ils ne le pourront. Quand le père de famille sera entré, et qu’il aura fermé la porte, et que, vous étant dehors, vous vous mettrez à heurter et à dire : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous ; il vous répondra : Je ne sais d’où vous êtes. Alors vous direz : Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné dans nos places publiques. Et il répondra : Je vous dis que je ne sais d’où vous êtes ; retirez-vous de moi, vous tous qui faites métier de l’iniquité. (Luc 13, 23-27)

Si vous ne vous repentez, vous périrez tous de même. (Luc 13, 3 – répété au verset 5)

Tu crois qu’il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils en tremblent.  Mais, ô homme vain ! veux-tu savoir que la foi sans les oeuvres, est morte ?  (Jacques 2, 19-20)

Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. (Luc 14, 27)

Or, il disait à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.  Car quiconque voudra sauver sa vie la perdra ; mais quiconque perdra sa vie pour l’amour de moi, celui-là la sauvera.  Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? (Luc 9, 23-25)

Et vous serez haïs de tous à cause de mon nom ; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin, c’est celui-là qui sera sauvé. (Matthieu 10, 22)

La majorité des versets cités ci-dessus sont des paroles de Jésus lui-même, provenant des Évangiles.  À la lumière de la Parole de Dieu, je crois qu’on peut conclure que le baptême n’est pas une garantie d’aller au ciel, qu’on se fasse baptiser bébé ou plus tard.  Une grande partie des québécois ont été baptisés lorsqu’ils étaient bébés, mais vivent leur vie en ennemis de Dieu.  Aucun rituel religieux passé ne viendra à leur secours lorsqu’ils se tiendront devant Dieu.  Une seule chose comptera au jour de notre mort.  Est-ce que nous aurons cru au Seigneur Jésus-Christ et en aurons-nous fait notre Seigneur et Sauveur?

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. (Jean 3, 36)

La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Voilà la parole de la foi que nous prêchons.  Elle dit que si tu confesses de ta bouche que Jésus est le Seigneur, et que tu croies dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.  (Romains 10, 8-9)

2016-08-24

2 réflexions sur “Baptême de mes filles

  1. Bonjour
    Je viens de découvrir votre blog la conclusion de votre récit me surprend un peu.
    De nombreux catholiques font de Notre Seigneur Jésus-Christ leur sauveur rassurez-vous, même s’ils ne vont pas tous les dimanches à la Messe.
    Le Baptême de vos filles était valide, elles ont reçu l’Esprit Saint au Sacrement du Baptême, ensuite leur foi a grandi.
    L’Église catholique, orthodoxe et les protestants luthériens et reformés enseignent que l’on peut baptiser les bébés, et cette pratique remonte aux origines de l’Église.
    La raison en est que dans la relation entre l’homme et Dieu, ce n’est pas la démarche humaine (le choix et la conversion) qui est première, c’est toujours Dieu qui a l’initiative. Le don de Dieu est gratuit. Il nous donne son Esprit et nous adopte comme ses enfants, avant même que nous le connaissions. De plus, l’attitude de Jésus vis à vis des enfants manifeste que Dieu aime les enfants avant même que les enfants le connaissent. « Laissez venir à moi les petits enfants » (Mt 19,14).
    Fraternellement, que Dieu Vous Garde !

  2. Merci Jean-Pierre pour votre commentaire. Je comprends votre point de vue, mais je ne suis pas d’accord avec tout. Cependant, je suis d’accord qu’il peut y avoir des catholiques n’allant pas à la messe qui peuvent avoir fait de Jésus leur Seigneur et Sauveur. Ce n’est pas à moi d’en juger. Par contre, je connais aussi des catholiques (et des protestants aussi) qui bien qu’aimant Jésus, aiment davantage leurs péchés et ne manifestent aucun désir de s’en détourner. Je connais également des catholiques officiels (baptisés et confirmés), qui détestent Dieu et ses voies, qui vivent leur vie en ennemi de Dieu, mais qui quelque part, croit qu’au jour de leur mort, ils iront au ciel. En cela, je crois qu’ils ont une fausse assurance et je trouve cela bien triste. Je suis d’accord cependant avec vous que c’est Dieu qui est l’initiateur de la relation entre ses enfants et Lui. Je crois en la doctrine de l’élection, qui est partout dans la Parole. Néanmoins, ne pouvant savoir à l’avance qui sont les élus, nous ne pouvons prétendre que tel ou tel bébé puisse l’être, ni le déclarer comme tel. C’est lorsque la foi sera manifeste dans sa vie, produisant du fruit, que nous pourrons reconnaître qu’il était élu et ça suit généralement une décision personnelle de suivre Jésus. Néanmoins, ce n’est pas le baptême qui sauve. Le protestant ne peut pas plus que le catholique faire reposer son salut sur son baptême, s’il ne manifeste pas une réelle repentance et les fruits du salut. Je ne doute pas de l’amour de Dieu pour les enfants tout comme pour sa création entière. Cependant, la Bible nous dit clairement qu’avant de se convertir, nous étions des enfants de colère, comme nous le mentionne Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… » (Éphésiens 2, 1-3) Dieu est très certainement Amour, mais il est aussi Justice, l’un ne va pas sans l’autre. Que Dieu vous garde également! C’est toujours un plaisir d’échanger avec mes lecteurs. Merci d’avoir pris le temps de commenter.

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